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L’histoire
L’action se passe dans un univers « à
la Ken Loach », de nos jours, en Angleterre. Quatre
jeunes filles de 18 ans, au chômage, vivant dans une
banlieue de Manchester, sont inséparables et fans
de football.
Alice, Beth, Nita et Phil, inconditionnelles des Red Devils
- le surnom de l’équipe de Manchester United
F.C. - veulent absolument se rendre à la finale de
la Coupe qui oppose leur équipe favorite à
Arsenal.
Évoluant dans une réalité sociale qui
leur laisse peu de liberté de choix et leur propose
un avenir terne et incertain, le football est une manière
de s’accommoder du monde qui les entoure. Unies par
cette passion, elles font jaillir dans une langue dense,
crue et acérée, la violence et les impasses
d’une jeunesse privée de perspectives.
Le projet
Face à une réalité sociale qui ne leur
laisse ni place ni avenir et dans laquelle elles ne parviennent
pas à se projeter, le football semble être
pour ces jeunes femmes, leur principale raison d’exister
et de coexister. Le principal lien, qui les unit, définit
leur manière d’être au monde et d’être
ensemble. Toute l’action de la pièce se concentre
en effet autour de cette passion commune, le foot au travers
de la
Finale de la coupe, et ce en trois temps : avant, pendant
et après le match. Ce leitmotiv sert de révélateur
et d’exutoire aux quatre protagonistes : elles expriment
leurs incertitudes, leurs illusions, leurs désirs,
et leur rage… La pièce est écrite dans
une langue brute, énergique et forte qui reflète
vraiment celle des jeunes d’aujourd’hui. La
traduction se devait de respecter et de trouver les expressions
équivalentes dans le langage des jeunes dans la France
actuelle.
Red Devils est un projet né d’une résidence
de la Compagnie à Saint-Denis. Ce spectacle à
été imaginé pour qu'il soit joué
dans les quartiers de manière à créer
un pont avec les jeunes et leurs problématiques quotidiennes.
Les jeunes de Saint-Denis ont été impliqués
dans le travail de traduction lors d'ateliers avec le lycée
Paul Éluard. Cela a permis de créer un miroir
entre les comédiennes professionnelles et les élèves.
Chacun s'est nourri de l'autre.
L’auteur : Debbie Horsfield
Née à Manchester, Debbie Horsfield est diplômée
en littérature anglaise à l’université
de Newcastle. Sa première pièce, In the blood,
a été présentée au festival
d’Edinburgh.
Après avoir travaillé pour la Royal Shakespeare
Company, elle a décidé de se consacrer entièrement
à l’écriture théâtrale.
Sa pièce Out on the floor a été créé
au Theatre Royal Stratford East, très prestigieux
théâtre situé dans un quartier très
populaire de la banlieue est de Londres ; le même
théâtre a produit un
an plus tard Away from it all. Une version télévisuelle
a été diffusée par la BBC.
Son premier grand succès fut The Red Devils Trilogy
(Red Devils, suivi de True Dare Kiss et de Command or Promise)
qui a été représentée dans sa
version intégrale au Royal National Theatre à
Londres en 1985. Elle a reçu le prix du meilleur
auteur par la Thames Television. Et elle a été
attachée comme écrivain en résidence
au Liverpool Playhouse. Elle a été nommée
pour cette trilogie Meilleur
Espoir Dramaturge par les Awards du journal Evening Standard
de Londres. Red Devils a été aussi adapté
pour la radio BBC et a été nominé pour
trois « Prix Sony ».
Debbie Horsfield est très souvent comparée
par la presse à Ken Loach pour son réalisme
et son engagement.
Elle est en train d’adapter le deuxième volet
de The Red Devils Trilogy, True Dare kiss pour la télévision.
La Compagnie Yorick
Michael Batz fonde la compagnie Yorick Internationalist
Theater en Grande-Bretagne, troupe de théâtre
internationale, formée d’artistes du monde
entier, exilés ou réfugiés pour nombre
d’entre eux.
Il a travaillé en contact étroit avec des
auteurs comme George Tabori, Bernard-Marie Koltès,
Heiner Müller, Gabriel Garcia Marquez, Isabel Allende
et Dario Fo, mettant en scène de nombreuses créations
de leurs oeuvres, étant souvent le premier à
apporter ces pièces sur la scène britannique.
Un des premiers grand succès de Michael Batz a été
la production au Festival d’Édimbourg (où
elle fut récompensée) de la dernière
pièce de Federico Garcia Lorca, Comedia Sin Titulo,
cinquante ans après l’assassinat de l’auteur.
Par la suite, il a remporté d’autres succès
dans ce festival avec ses productions
des pièces de George Tabori, dont Mein Kampf-Farce.
À ce jour, la plus importante création de
Michael Batz a été la première mondiale
de la version scénique de La Maison aux esprits,
le grand roman d’Isabel Allende sur le Chili, qu’il
a adapté avec l’auteur.
Michael Batz a installé sa compagnie en France en
2001 où il s’est associé à Valérie
Suner. Au printemps 2003, la compagnie fait sa première
création en France, La Femme Fantôme de Kay
Adshead, à L’apostrophe - Scène Nationale
de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise et au Théâtre
Gérard Philipe de Saint-Denis.
La compagnie a créé également le spectacle
Chanson pour le Chili, collage de textes de Pablo Neruda
et Victor Jara, à l’occasion du trentième
anniversaire du coup d’état contre Salvador
Allende, au Théâtre
de L’Épée de Bois à la Cartoucherie
(2003).
De 2003 à décembre 2005, La Compagnie Yorick
a été en résidence à L’apostrophe.
Dans ce cadre, elle fait également un travail important
d’action culturelle en direction des amateurs, des
professeurs, des élèves et des résidents
du Val d’Oise.
Parallèlement, la compagnie a dirigé des ateliers
au Forum Culturel du Blanc-Mesnil en 2004/2005.
A la rentrée 2004, la compagnie a répondu
à une commande à l’occasion des 100
ans du journal L’Humanité en créant
Fragments d’Humanités collage de dix textes
d’ Aurélie Filippetti, Nathalie Fillion, Carole
Frechette, Mohamed Kacimi, Susana Lastreto, Fabrice Melquiot,
Eddy Pallaro, José Pliya, Jean- Pierre Siméon,
Elsa Solal.
En 2005, la Compagnie crée Ardente Patience d’Antonio
Skarmeta à L’apostrophe.
Depuis juin 2006, la compagnie est en résidence dans
les villes de Saint-Denis et de Sevran. Elle a créé
Red Devils - les Diables Rouges de Debbie Horsfield au festival
d'Avignon 2006.
En novembre 2006, la compagnie a créé la dernière
pièce de Federico Garcia Lorca Comedie Sans Titre
à l'Académie de Cirque Fratellini à
Saint-Denis.
L’équipe artistique
Michael Batz : metteur en scène et directeur de la
Compagnie Yorick
Après des études universitaires à Cologne
et à Birmingham, ainsi qu’à la Royal
Academy of Dramatic Art, Michael Batz a commencé
sa carrière de metteur en scène au Old Vic
de Bristol, avant de s’installer à Londres.
C’est là qu’il fonde sa compagnie Yorick
Internationalist Theatre. Avec cette compagnie, il a
monté de nombreux spectacles provocateurs et stimulants,
dont de nombreuses créations d’auteurs inédits
en Grande-Bretagne.
En France, où il installe sa compagnie en 2001, il
a dirigé des ateliers rofessionnels dans plusieurs
centres dramatiques nationaux. Il a été conseiller
artistique de Christian Schiaretti sur sa production de
Mère Courage et d’Adel Hakim sur la Commedia
dell’Arte pour Les Jumeaux vénitiens de Goldoni
au Théâtre d’Ivry.
Expert de la Commedia dell’arte, il a travaillé
en Italie presque deux ans avec Feruccio Soleri, Amleto
Satori et Dario Fo.
Fort de sa connaissance du théâtre élisabéthain,
il a enseigné cette matière à l’université
et dans des écoles de théâtre.
Valérie Suner : directrice
adjointe de La Compagnie et collaboratrice artistique
Après son diplôme d’études universitaires
en lettres modernes, Valérie Suner a suivi des cours
d’art dramatique, sous la direction d’Alain
Milianti (directeur du centre culturel du Havre) et de Jean
Brassat (Centre Dramatique de La Courneuve).
En 1990, elle suit un atelier de formation et de recherche
pour acteur dirigé par Ivo Krobot et Michal Laznovsky
au Nouveau Théâtre d’Angers. Ensuite,
elle co-dirige avec ces derniers la compagnie francotchèque
de théâtre de recherche, Théâtre
Ensemble : elle y adapte, entre autres, Le Serpent de Mircéa
Eliade en collaboration avec le Théâtre National
de Cluj en Roumanie et le Centre Culturel Roumain de Paris.
Elle est ensuite assistante de Michel Fagadau, le directeur
de la Comédie des Champs-Elysées pour les
spectacles Dans notre petite ville d’après
Aldo Nicolaï, Du sexe de la femme comme champ de bataille
dans la guerre de Bosnie de Matéi Visniec, La ménagerie
de verre de Tennessee Williams, Dîner entre amis de
Donald Margulies, Les petites femmes d’après
Guy de Maupassant, On ne sait comment de
Luigi Pirandello, Karma de Jean-Louis Bourdon et Love de
Murray Schisgal.
Elle travaille avec des acteurs tels que Didier Sandre,
Marie-Christine Barrault, Antoine Basler, Micheline Boudet,
Patrick Chesnais, Catherine Frot, Isabelle Gélinas,
Sam Karmann, Jean-Pierre Malo, Josiane Stoléru et
Fanny Cottençon.
En 2000, elle est conseillère artistique de Gabriel
Garran, directeur du Théâtre International
de Langue Française au Parc de la Villette. Elle
se chargera, entre autres, de l’organisation du Festival
Parloir du 19ème.
Depuis 2003, elle est directrice adjointe de La Compagnie
Yorick et collaboratrice artistique du metteur en scène,
Michael Batz.
Camille Chamoux : comédienne
Camille est comédienne et metteur en scène
depuis 8 ans. Elle a joué dans Love and Fish, Britannicus,
L'Ecole des Femmes et La question d'argent au théâtre
Silvia Monfort sous la direction de Régis Santon,
dans La princesse enrhumée et La grève des
fées mis en scène par Pauline Bureau.
En 2007, elle joue dans La petite Catherine de Kleist, mise
en scène de Florian Sitbon.
Elle a mis en scène La douleur de la cartographe
au Lavoir Moderne Parisien et au Théâtre du
Chaudron (2006), La quatrième soeur au théâtre
Silvia Monfort (2004), ainsi que Fragments d'une lettre
d ' a d i e u lus par des géologues au Lavoir Moderne
Parisien (2001).
Elle a écrit et joue un one-woman-show, Camille Attaque,
à l'affiche depuis un an et demi aux BlancsManteaux.
Elle intègre en septembre 2007 l'émission
Edition spéciale, sur Canal plus le midi, dans laquelle
elle crée l'Observatoire des tendances comportementales.
Sandrine Briard :
comédienne
Elle joue au théâtre dans Pétales de
mots, poésies d’Andrée Chédid,
mis en scène par Antoine Léonard- Maestrati
(tournée en Cisjordanie et Gaza), Chanson pour le
Chili, poésies de Pablo Neruda et Victor Jara, mis
en scène par Michael Batz, Le voyageur de minuit
adaptation du roman de Sayd Majrouh, mis en scène
par Natacha Bianchi, Destination poésies de Catherine
Jourdan (spectacle en appartement), mise en scène
de l’auteur, Agathe de Jean-Pierre Renault, mis en
scène par Laurence Such, Windows in the Kitchen de
Marion Cerquant et Marina Brillié, mis en scène
par Marina Brillié, La tête dans les
étoiles (jeune public), Le ciel n’est qu’un
immense pétale de violette bleue de Sidonie Dufix,
mis en scène par Laurent Maciet, Totenfloss : Le
radeau de la mort de Harald Mueller, mis en scène
par C.
VanBeneden, La Petite Sirène d’après
Andersen (jeune public), mis en scène par Frank Ravail
et Agnès Trédé, Aden d’après
Aden Arabie de Paul Nizan, mis en scène par Christophe
Laluque, Si Beale Street
pouvait parler d’après le roman de James Baldwin,
mis en scène par E. Mislin, Les Cabrioles Rimbaldiennes
poésies d’Arthur Rimbaud (collèges),
d’Ivana Kojovic.
Elle joue au cinéma dans Sous les toits de Paris,
long métrage d’Hiner Saalem, Circulaire 14
de Lola Albarracin, Rue Malmort, court métrage de
Santi Zegarra, Chapelle La Terre, court métrage de
Nadège Girardot, Eux Cinq, court métrage (diffusé
sur Canal +) de Frédéric Videau.
Elle est aussi lectrice à haute voix ; elle fait
de nombreuses lectures dans les bibliothèques, maisons
de retraite, hôpitaux psychiatriques, cafés,
restaurants… et chez des particuliers. Elle enregistre
pour
Sonobook des livres sonores, notammentVenus Erotica d’Anaïs
Nin et Les 9 princes d’ambre de Roger Zelazny.
Elle met en scène Je l’attendais, il y avait
du vent de Dino Buzzati, Le Silence de la Mer de Vercors,
Matéria prima Salomé de Matka Redgraves, Temporairement
Epuisé de Hubert Colas et met en espace Correspondance
à Trois : Rilke- Tsvétaïeva- Pasternak,
Corps et Tentations de Didier Georges Gabily.
Cécile Métrich :
comédienne
Après avoir suivi les cours de Julien Bertheau au
conservatoire d’Antibes et les ateliers du soir de
l’ERAC, elle part à Paris en 1995 et suit l’Ecole
du Théâtre National de Chaillot où elle
travaille entre autre avec Martine Harmel, Michel Lopez
et Saskia Cohen Tanugi.
Elle joue ensuite dans un spectacle de théâtre
chorégraphié, mis en scène par Martine
Harmel à Chaillot et au Lavoir Moderne Parisien,
La corruption n’est plus ce qu’elle était,
d’après Mahagonny de Brecht.
Elle joue dans des classiques comme Andromaque, mis en scène
par Maurice Boyer, L’Echange (2ème version)
de Paul Claudel, mis en scène par Elisabeth Drulhe
mais aussi dans des pièces contemporaines comme Les
Balancelles de Catherine Zambon, mis en scène par
Alain Gautré crée au
théâtre de l’Ephémère au
Mans puis en tournée en France (CDN de Limoges, Filature
de Mulhouse, Grasse, CDN de Cavaillon…) et au théâtre
de l’Est Parisien, durant la saison 2002-2003. En
2005, elle joue dans un spectacle de rue, No Comment, mis
en scène par Jacka Maré Spino (compagnie Puzzle
Théâtre) et reprend une petite forme jouée
dans les bibliothèques d’après des poèmes
de Raymond Queneau, Pourquoi pas, pourquoi pas…, collaboration
artistique Alain Courivaud. Elle a été Dorra
dans Une famille ordinaire de José Pliya, dans une
mise en scène de Philippe Lecomte en mars 2006 et
janvier 2007 à la salle Juliette Gréco à
Carros, dans les Alpes maritimes. En juin 2007, elle a participé
aux Rencontres de la Cartoucherie au théâtre
de la Tempête avec deux spectacles : Les p’tits
papiers mis en scène par Delphine Augereau et L’actu,
tout ce que vous avez raté mis en scène par
Marjorie Heinrich.
A partir de janvier 2008, elle sera en répétition
au théâtre de la Tête Noire à
Saran, pour la création de Louise les ours de Karin
Serres, mis en scène par Patrice Douchet, qui après
une tournée sera joué en mai 2008 au théâtre
de l’Est Parisien
Oumria Mouffok : comédienne
Elle reçoit une formation pluridisciplinaire à
l’Ecole Jacques Lecoq, au sein d’Acting International
– direction Robert Cordier, ainsi qu’à
Parenthèses – direction Lucien Marchal et au
Sapajou – direction Annie Noël. Elle développe
sa pratique lors d’ateliers divers, avec notamment
Hélène Vincent, Jacques Kraemer, Elisabeth
Chailloux, Jean-Claude Fall, Laura Scozzi (danse), Vincent
Rouche (clown) et
Michael Batz.
Elle joue au théâtre Hamlet-machine d’Heiner
Muller, Chambres de Philippe Minyana, Payasos piquants (spectacle
de clowns), Les fourberies de Scapin de Molière et
Couple ouvert à deux battants de Dario Fo.
Elle travaille parallèlement au cinéma dans
La fille de Marion Cozuttil, La fourmi amoureuse de José
Hernandez et La vie moderne de Laurence Ferreira-Barbosa
; pour la télévision dans Chacun sa vie d’Ali
Ghanem et Le porteur de cartable de Caroline Huppert.
Elle participe à des dramatiques de France Culture
: Libertalia réalisé par Jean-Mathieu Zhand
et Joseph Balsamo réalisé par Georges Peyrou.
Elle joue pour Arte : Le Silence des Machines, court-métrage
coréalisé par Kostia Testut et Paul Calori.
Elle joue également dans le long métrage réalisé
par Philippe Faucon : Dans la vie, sélectionné
au Festival de Toronto.
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